A la suite du précédent article, je poursuis ma synthèse du chapitre suivant.

Martin Crawford y livre son point de vue sur la question de l'introduction de plantes non-indigènes dans un écosystème donné, point de vue qu'il admet selon ses propres mots "libéral", sans toutefois ignorer que certains écosystèmes très protégés peuvent faire exception à cette position.

Les graines des plantes se déplacent tout le temps, l'indigénat est parfois difficile à définir, la liste n'est pas fixe. Il serait mieux de parler de "sphère d'indigénat".

Les plantes nouvelles, dites parfois "opportunistes" exploitent une "perturbation". S'il n'y a pas de régulateur naturel, elles peuvent être appelées "invasives", "envahissante" etc. Pour l'auteur, ces mots ne sont pas appropriés et relèveraient presque du champ lexical de "l'éco-fascisme".

- Oui, je pense aussi, car les mots sont importants, qu'il faudrait trouver des mots plus neutres, car ceux-ci renvoient trop à des comportements humains immoraux. Les plantes étant, jusqu'à preuve du contraire, simplement amorales. -

De plus, les plantes dites "opportunistes" arrivent souvent à un équilibre au bout de 300 à 500 ans, ce qui est un battement de coeur à l'échelle botanique.

Martin Crawford propose d'étudier l'introduction des plantes au cas par cas en fonction du contexte. Quelques plantes peuvent aussi faire exception et n'être introduite en aucun cas. Il prend comme exemple le sumac vénéneux  (toxidendron radicans) qu'il n'introduirait sous aucun prétexte et je pense à un arbre de la même famille qu'on trouve hélas sur mon terrain et qui a tendance, selon le principe décrit ci-dessus, à être un "invasif" de première catégorie, l'ailante glanduleux (ailanthus altissima)... Bonne nouvelle cela dit, un champignon (opportuniste ? ^^) s'est installé sur des souches mortes ET vivantes et l'arbre "maudit" n'a pas l'air d'apprécier. A suivre..

J'ai vu aussi passer quelques alarmes sur le buddléia, ou arbre à papillon. Les articles se contredisent. Martin en parle en termes positifs. Pour en avoir introduit un dans mon jardin à un endroit où rien ne poussait et où il fait luxure, je continue de m'interroger sur le réel danger qu'il pourrait avoir pour les papillons.

Bilan de ce chapitre : il ne faut pas craindre, sauf exception, d'introduire la plupart des plantes non-indigènes, puisque les plantes voyagent déjà naturellement depuis des centaines de millions d'années et que l'indigénat est une notion, qui, sur l'échelle temporelle, est à prendre avec des pincettes. Mais comme en toute chose, prudence est mère de sûreté... ^^ Une plante qui devient "envahissante" est aussi un signal intéressant de déséquilibre écologique.

https://www.sauvagesdupoitou.com/84/423

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https://lafollehistoiredesplantes.com/2018/11/22/episode-2-sur-les-tranchees-les-fleurs.html

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l'herbe bolchévique ! XD

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